Article dans Sud Ouest : "Un blockbuster Mérignacais multiprimé"

Dans son édition du 11 Novembre 2019, la journal Sud Ouest propose un trois colonnes sur notre film "Blondie Maxwell".


"Blondie Maxwell" est dédié aux travailleurs précaires

https://youtu.be/-m4U2TH5UFE

"Blondie Maxwell ne perd jamais" parle des travailleurs précaires.... Les Freelances, les auto-entrepreneurs, les pigistes...

Le modèle de demain

Quand vous commandez un VTC ou une pizza sur une appli c'est un travailleur indépendant qui prend en charge votre commande. Ce n'est pas un salarié, c'est une micro-entreprise. Il n'a pas de congés payés, pas d'assurance chômage - s'il arrête de bosser, il ne touche pas d'indemnité - il a des horaires de merde et il gagne une misère.
Ca marche aussi avec tout un tas de professions : les graphistes, les développeurs, les architectes, les rédacteurs, les traducteurs, les journalistes...

Ca c'est le modèle du travail de demain. Quand on vous vend la startup nation c'est ça qu'on vous vend. Un monde où chacun est une entreprise, et ou chaque entreprise est libérée du poids de sa masse salariale et des charges sociales.
Les "employés" deviennent des "prestataires".
Les "employeurs" deviennent des "clients".

Et dans ce monde "le client est roi".

Le client est roi

Je claque des doigts et demain tu n'es plus là

Imaginez-vous à la table d'un restaurant. Vous êtes mal lunés. Vous attendez votre plat depuis un quart d'heure. Il arrive enfin. Un peu froid peut-être. Vous tapez un scandale. "Mais qu'est ce que c'est que ce service ? C'est lamentable. Je ne remettrai jamais les pieds dans cet établissement misérable. Et j'en profiterai pour vous faire de la publicité de merde, ah ça, croyez-moi !". Vous ressortez en bombant le torse, fort d'un sentiment de puissance considérable. Après tout "le client est roi".
On a tous fait ça, au moins une fois, au restaurant, chez le coiffeur, avec notre opérateur internet, au guichet de la gare, à la poste, avec un taxi, un livreur de colis... On s'est tous au moins une fois senti grisé par ce "pouvoir" du consommateur, véritable enfant pourri-gâté, qui punit le commerçant incapable d'assouvir correctement son besoin immédiat.
Le travailleur précaire, lui, vit avec la menace de ce chantage en permanence. Oh ce n'est pas toujours explicite. Beaucoup de clients sont très corrects. Mais c'est totalement implicite. Car l'indépendant sait que s'il ne remplit pas les désirs de son client... le client ira voir ailleurs. Et les désirs d'un client peuvent aller très loin.

Je me souviens très bien d'une phrase qu'on m'a un jour asséné alors que je bossais en freelance pour un grand groupe. Le responsable du "client" me demandait de doubler mon volume horaire, ce qui m'obligeait à renoncer à d'autres projets, et à une bonne dose de vie privée. J'ai protesté. Voilà ce qu'on m'a rétorqué :
"- Tu sais Julien tu es Freelance, pas salarié. Si tu n'es pas content il me suffit de te remplacer. Je claque des doigts et demain tu n'es plus là".

Cela avait, au moins, le mérite d'être clair.

"Le client est roi".

Libre de quoi ?

Vous me rétorquerez que les indépendants sont libres. Libres de ne pas accepter une mission qui ne leur convient pas. Libres de choisir leurs clients. Libres de partir. Pour la grande majorité des travailleurs précaires, le choix n'existe pas. On prend le travail qui est là. On subsiste. On survit avec les miettes. On vit au mois le mois, parfois au jour le jour. Si on s'arrête... on n'a plus rien. On crève.
Alors progressivement les convictions s'effacent derrière les nécessités vitales. On accepte des conditions de plus en plus dures, des prix de plus en plus bas. On se compromet. On est plus libre du tout.

Mon film explore un monde où ce modèle est devenu la norme. Tout le monde est freelance. Tout le monde est soumis à la loi de la concurrence, et donc plus personne n'est libre.

https://vimeo.com/253216694

A bientôt !
Julien Ivanowich

 


Blondie Maxwell s'offre une nouvelle bande annonce pour Cannes

"Blondie Maxwell ne perd jamais" est actuellement en cours de post-production et sera bientôt terminé. Il dure 1h40, et nous sommes vraiment impatient de le partager avec vous.

En attendant, nous sommes à Cannes, où nous présentons le film à nos partenaires (et où nous profitons des séances de projection), nous vous avons concocté une nouvelle bande annonce.

Sans plus attendre, la voici :

https://vimeo.com/268887925

 


Bilan Carnages 2017 : 4 courts, 6 sélections, 3 prix et un long en chantier

C’est la fin de l’année, et c’est donc le traditionnel moment des bilans.

En 2016, après deux années d’existence, nous ne comptions que 2 films (« Douce Nuit » et « Victoire ») et pas d’activité sur le théâtre des festivals.
En 2017 la tendance s’est sérieusement accélérée, avec 4 courts métrages produits dans l’année, 6 sélections en festival, 3 prix décrochés et le lancement de la production d’un long métrage.

Petit retour en arrière :

4 courts métrages

Février : Pot de Départ (réalisé par Julien Ivanowich)
Première participation de Carnages aux défis de Kino Session. Un thème (« Raclette »), une contrainte (« Vegan »), 5 minutes max.
Le film marque la première apparition de Léonie Langlart, qui interprétera Blondie Maxwell.

Mai : La perle rouge (réalisé par Julien Ivanowich)
Cette fois c’est le défi 48hourfilmproject. 48 heures pour écrire, réaliser et monter un film sur plusieurs contraintes imposées (« Citron », « phrase : il m’en reste un peu je vous l’emballe », personnage : Elodie Gamot – chanteuse) et un thème tiré au sort (« Mystère »).

Avril : Bollywood Cauchemar (réalisé par Julia Robert)
Seconde participation à Kino Session (thème : Bollywood / contrainte : Dans le noir), cette fois sous la direction de Julia Robert pour sa toute première réalisation.

Septembre : L’anniversaire de Flora Key (réalisé par Julien Ivanowich)
Encore un défi en 48h, mais cette fois dans le cadre du Kino Kabaret International de Bordeaux. Pas de contraintes spécifiques.

6 sélections en festival – 3 récompenses

« Douce Nuit », « Victoire » et « Pot de départ » font notre grande fierté !

Douce Nuit

Sélection au festival de Bariloche en Argentine
Sélection au Wayward Festival de Los Angeles
Sélection à l’Alternative Film Festival – ou le film a remporté le « Best Christmas Film Award« 
Sélection au Festive Film Festival de Portland

Victoire

Film nommé dans 6 catégories au 48Film Festival de Los Angeles
« Meilleur Film », « Meilleur Réalisateur », « Meilleure photo », « Meilleur Actrice », « Meilleure Actrice de second rôle », « Meilleure musique »
2 prix remportés :
« Meilleure actrice de second rôle » pour Julia Robert
« Meilleure musique »

Pot de départ

Sélection au festival « Tout court » de Gisors, dans la section « Pas pour les petits » 🙂

Le projet « Blondie Maxwell ne perd jamais »

Dès cet été, nous avons mis en route notre projet le plus ambitieux à ce jour : « Blondie Maxwell ne perd jamais ». A l’origine conçu comme un court-métrage d’une vingtaine de minute, le projet à vite enflé jusqu’à devenir un long métrage. Depuis Novembre, nous avons effectué 6 jours de tournages, et produit environ 20 minutes effectives de film.

Le gros du projet se tournera en début d’année 2018.

En savoir plus sur le projet

Et 2018 ?

Pour l’année qui vient, notre priorité absolue sera de venir à bout de ce projet de long-métrage. Un gros gros défi que nous ne venons que de commencer à effleurer. Ensuite, si nous en sommes encore debout, nous tenterons probablement un nouveau défi 48h, un nouveau Kino Kabaret. Il se murmure qu’Emmanuel Delabaere, réalisateur de notre premier court « Douce Nuit », planche sur un scénar de nouveau court-métrage. Et puis nous aimerions revenir au théâtre avec la « Troupe du Beau Harry » et peut-être une pièce originale… Bref, vous entendrez encore parler de nous 😉 C’est certain !!


Journal de bord de Blondie Maxwell : Jour #1 Néons et Pluie

 

 

 

Et c'est parti, le tournage de "Blondie Maxwell ne perd jamais" a bel et bien commencé. Petit retour sur le périple de ces dernières semaines.

Jour #1 : néons et pluie

Le 4 novembre 2017, l'équipe se réunit pour la première fois à la fête foraine de Bordeaux. Le script n'est pas terminé. Il y a encore quelques semaines le projet n'était qu'un court-métrage, puis il est devenu en quelques jours un long-métrage. Personne ne l'a encore lu...  à part moi... je viens de terminer une première ébauche.
Si le tournage commence si tôt, c'est pour profiter de la fête foraine qui s'arrête dès le lendemain et ne reviendra pas avant mars 2018. Le nouveau script prévoit une scène d'espionnage dantesque au milieu des néons et des vapeurs de chichis.
Donc, un premier jour de tournage en extérieur, en automne et sur un lieu blindé de monde.... Une sorte de mission-suicide !
Les étudiants du cours Florent Bordeaux, de la classe de Léonie, nous rejoignent pour faire de la figu, donner un coup de main. On n'a jamais été aussi nombreux sur un tournage Carnages il me semble. Ces jeunes ont la patate, ils sont hyper sympa et donnent des coups de mains. Leur fraîcheur et leur envie fait plaisir à voir.
La nuit tombe donc sur Bordeaux, et nous tournons les premiers plans aux alentours de l'arrêt de tram. Jusqu'ici tout va bien... sauf que ciel se couvre. Et que les gouttes commencent à tomber. Les 3 premiers plans prennent beaucoup trop de temps, comme d'habitude. Il faut trouver le rythme.
Problèmes de coiffures qui défrisent, problème de micro HF qui se déconnecte, problèmes de piles et de batteries. Problèmes classiques des tournages fauchés, en quelque sorte. A cela rajoutons les curieux qui, évidemment, se retournent au passage de la caméra, ruinant les plans, et nous obligeant à recommencer souvent. Trop souvent. Comment leur en vouloir.

On n'avance pas. Et il crachine. On craint la grosse averse.

Après quelques plans à côté d'un stand de chichi, le patron dudit stand vient nous voir et nous invite - pas très cordialement - à bouger. La caméra fait fuir les clients selon lui. J'aurais plutôt tendance à dire le contraire vu les attroupements que notre troupe génère. Mais peu importe... comme nous n'avions pas terminé la séquence, nous trichons pour faire croire de Blondie est bien à côté du stand. J'adore tricher. C'est con, mais je trouve que quand on triche... on met en oeuvre une forte créativité.

On trouve enfin notre rythme. Les plans s'enchaînent plus vite. Les images de FX sont superbes. Léonie et Rosine sont fantastiques. Blondie prend vie sous mes yeux. Je reprend confiance... et puis Bruce fait son show :
https://www.youtube.com/watch?v=RPgjkuSclhA

Tout va bien ! Et... patatras. Les giboulées. On se dit que ça va passer... Tout l'équipe se réfugie sous les toits des machines à grappins... Ça ne passe pas.
Pire... les forains commencent à fermer les manèges. Et notamment LE manège sur lequel nous devions tourner LA scène.

La pluie cesse. Mais c'est trop tard. La fête est finie. Notre décor, si animée quelques minutes plus tôt, est devenu désert. Le report est inévitable. Je parle avec Bruce, mister producteur, et Mariya, l'assistante réal, et nous nous mettons d'accord pour organiser en urgence un tournage supplémentaire le lendemain. Tout le monde est d'accord.

Bizarrement, je ne suis pas abattu. Nous n'avons tourné qu'1/5e de ce que nous devions faire, mais nous l'avons fait... nous avons commencé, et l'équipe est enthousiaste. C'est le début d'une grande aventure, et à ce moment là... je le sens. Maintenant il ne faut plus rien lâcher...

Retrouver les détails du projet sur Indiegogo, et aidez nous à terminer le film en devenant co-producteur.


Boris de la Higuera, de Hara Kiwi, jouera une star de la French Tech dans "Blondie Maxwell ne perd jamais"

Nouvelle annonce sur le casting de "Blondie Maxwell ne perd jamais". Boris de la Higuera, comédien, scénariste et vidéaste bordelais, rejoint l'équipe pour interpréter le rôle de Pat Fredericks, un patron star de la French Tech, qui aime les mojitos, les parties fines, et collectionne les marrons.

Boris, c'est l'un des piliers du collectif mythique Hara Kiwi, que nous vous incitons très très fortement à aller voir sur Youtube (Abonnez vous ! C'est un ordre !). Hara Kiwi, c'est un rendez-vous toutes les deux semaines, le mercredi à 18h : à chaque fois, une vidéo complètement jetée. Abonnez-vous, je vous dis ! Regardez "Mind Palace", "Philippe", "Calculs", la web série "High Five", et j'en passe... ça fait penser à du Carnages de l'époque associative mais avec du talent d'écriture, de jeu (Ha ha !), et une incroyable équipe !!

Evidemment, comme Bordeaux est minuscule, Boris est aussi très présent chez Kino Session, cette asso Bordelaise qui fédère les vidéastes de la région. Il y a notamment récemment animé un atelier d'écriture de scénario.

Bref, voilà aussi la bande démo du Monsieur, et une petite sélection de courts hilarant (autant vous dire qu'on a méga-hâte de bosser avec lui) :

https://www.youtube.com/watch?v=wjDBBeAbhpc

https://www.youtube.com/watch?v=VhQkxuoAb0c&list=PLwXXzrv6xrqnmFtNIoo-cTnnFrkZP1GFZ

https://www.youtube.com/watch?v=1vuPvvd2s-A&t=1s


Quelques liens :

Son site

Hara Kiwi Youtube

Hara Kiwi Facebook

Kino Session


"Blondie Maxwell ne perd jamais", est un long-métrage en cours de production, qui sortira courant 2018. N'oubliez pas que vous pouvez soutenir le film de 3 façons différentes :

  1. Contribuez, dès aujourd'hui, à la campagne de crowdfunding sur Ulule (à partir de 5€) : https://fr.ulule.com/blondie-maxwell-ne-perd-jamais/ 

  2. Parlez-en à vos proches

  3. Partagez le projet sur les réseaux sociaux (ça c'est gratuit, et c'est cadeau)

https://www.youtube.com/watch?v=z55w8EiSHBo


Vincent Terrier rejoint le casting de Blondie

Nous sommes fiers de vous annoncer l'arrivée de Vincent Terrier dans l'équipe du film Blondie Maxwell ne perd jamais.
Vincent est un comédien Bordelais, rencontré lors de nos passages chez Kino Session. Comme une bonne partie du groupe, il est passé chez Théâtr'action (mais à une autre époque... lointaine). Il a ensuite continué ses gammes au théâtre des Salinières.

Il jouera Stéphane, un journaliste accusé de meurtre. Difficile de vous en dire plus.

En tout cas nous vous invitons à le découvrir dans ce court-métrage, diffusé dans le cadre du fameux Kino Raclette (ou "Pot de Départ" fit ses débuts).

https://www.youtube.com/watch?v=23E26kMatBI


"Blondie Maxwell ne perd jamais", est un long-métrage en cours de production, qui sortira courant 2018. N'oubliez pas que vous pouvez soutenir le film de 3 façons différentes :

  1. Contribuez, dès aujourd'hui, à la campagne de crowdfunding sur Ulule (à partir de 5€) : https://fr.ulule.com/blondie-maxwell-ne-perd-jamais/ 

  2. Parlez-en à vos proches

  3. Partagez le projet sur les réseaux sociaux (ça c'est gratuit, et c'est cadeau)

https://www.youtube.com/watch?v=z55w8EiSHBo&list=PLSFJiFUbN7SLLENFXOlhWQeKTwOw3NFhh


Gregory Corre revient chez Carnages pour jouer un tueur muet dans Blondie Maxwell

Chez nous, c'est un peu "l'homme des toutes premières fois".

Vous l'avez sans doute vu en lutin frappadingue, génial et cloné à l'infini, dans "Douce Nuit" (aka "Le Père Noël a les boules" - titre de production), notre tout premier court-métrage. Gregory Corre revient chez Carnages et intègre l'équipe de "Blondie Maxwell ne perd jamais", notre tout premier long métrage.

Il interprétera George, un tueur muet qui aime se balader en caleçon chez lui, a très peu de meubles et collectionne les râles de femmes étranglées.

Ah zut... c'était des SPOILERS ça ? Bon tant pis.

On vous invite à découvrir cet immense comédien de théâtre, qui nous fait un grand honneur en revenant sur nos plateaux :

https://www.youtube.com/watch?v=f6oWmky8H8E

N'oubliez pas que vous pouvez toujours participer au financement du film : https://fr.ulule.com/blondie-maxwell-ne-perd-jamais/


Le teaser de Blondie

Le tournage de "Blondie Maxwell ne perd jamais" a commencé ce samedi 4 Novembre à la fête foraine des Quinconces de Bordeaux. Malgré la pluie, et un paquet d'imprévus, nous avons mis en boîtes les premières images du film.

Découvrez-les dès maintenant dans ce premier teaser :

https://www.youtube.com/watch?v=z55w8EiSHBo&list=PLSFJiFUbN7SLLENFXOlhWQeKTwOw3NFhh

Et n'oubliez pas, vous pouvez toujours nous aider à financer le projet en vous rendant ici : https://fr.ulule.com/blondie-maxwell-ne-perd-jamais/


Interview : Découvrez FX Faidy, le Chef Opérateur de Blondie

Il y a des rencontres qui cimentent et structurent un projet. Quand nous avons lancé Carnages en 2015 avec le projet « Douce Nuit » (« Le Père Noël a les boules »), nous nous sommes mis en quête d’un pro de l’image, sur la région Aquitaine, pour donner vie à nos visions, et nos envies.

C’est comme ça que nous avons rencontré FX Faidy. Un type extra-ordinaire, jovial, bosseur, disponible et immensément doué. Si vous aimez le look des films Carnages depuis « Douce Nuit », c’est lui qu’il faut remercier.

Depuis on le lâche plus. Nous n’imaginerions même plus faire un projet sans lui. L’image de Carnages, c’est lui.

Mais FX, c’est aussi un bourreau de travail, qui enchaîne les projets. Directeur photo donc, mais aussi chef opérateur, Photographe et réalisateur (Les chroniques de Don Moilfric), il ne s’arrête JAMAIS !!!

Il a tout de même trouvé un peu de temps dans son planning bien tassé pour répondre à ces quelques questions, nous expliquer son boulot, son rôle sur le tournage, sa vision et ses influences :

Qui es tu FX Faidy ?
Je suis à la base un amoureux de l’image, et notamment de la photographie. Non pas la photographie communément connu comme un art, ni même la quête de incessante de « l’instant », mais bien dans le sens étymologique du terme : S’exprimer avec la lumière.

Explique nous ton rôle sur le tournage
Mon rôle, en tant que Chef Opérateur, est la fois simple et complexe.
Je dois réaliser l’image du film. C’est simple. En gros, je suis aux ordres du réalisateur qui lui met en scène, et lui faire son image.
Mais là ou c’est complexe, c’est que l’image ne se suffit jamais à elle même. Prendre une camera et filmer directement, c’est possible, mais c’est pas ce qu’on attend de moi. La base, c’est de comprendre la mise en scène et là où le réalisateur veut amener le film et le spectateur. De ce fait, je fais mettre en avant tous ses éléments clefs (lieux, acteurs, objets) en lumière, que le reflet de cette lumière sur ces éléments puissent mettre en valeur la scène. On peut comparer cela à la couleur en peinture. Puis j’utilise, tel un peintre et sa toile, ma palette de pinceaux, les objectifs pour donner un angle de vue à cette scène. Et enfin, en guise de toile, la camera (et son capteur) qui est l’ultime intermédiaire entre la scène et le spectateur. Un chef op, c’est un peu le catalyseur de l’image du film.

Un chef op, c’est un peu le catalyseur de l’image du film.

As-tu travaillé sur d’autres courts métrages ? 
Beaucoup, beaucoup trop d’ailleurs.
Je me suis même perdu en chemin et grâce à ce projet, je me re-concentre sur l’essentiel : toucher un plus large public, me donner a fond dans un projet sérieux et viable, et j’espère, pouvoir travailler sur des projets encore plus sérieux et passionnant par la suite.

Tu as bossé sur tous les films Carnages. As-tu un petit chouchou ?
Mon film Carnage préféré à été Victoire. Je crois qu’avec lui, on a été loin dans l’expression, notamment des actrices. Je regrette juste de ne pas avoir l’expérience et la connaissance que j’ai à ce jour, car en terme d’image j’ai pas forcement été au top. En plus, c’est le seul où on vois, en plus d’un mort et du sang (une habitude), surtout une naissance. Pour moi ce projet à aussi été la naissance de mon implication dans Carnages. Tout un symbole.

Qui sont tes maîtres ?
« Chivo », mon maître, notre maître à tous. (ndlr : Emmanuel Lubeski)

Pour moi Children of Men est un putain de film inspirant en terme de technique photo, ainsi que tous les autres films fait avec Lubeski.
Les films de Jeunet, la cité des enfants perdus notamment, mais aussi Amelie Poulain sont dans des univers que j’adore, et qui ose en terme d’image. J’aime aussi la rigueur photographique dans les films Wes Anderson, et son coté millimétré, cadré parfaitement. Les films de Kubric beaucoup aussi.

Tes goûts cinoche ?
Attention la liste est trop longue.
Je ne vais sortir que des films que j’ai en tête a cet instant, mais la liste est tellement longue. Et beaucoup de films qui sont rentré depuis dans le Mainstream …
Brazil, Star Wars, Fight Club, Pulp Fiction, La cité des enfants perdus, Children of men, 2001 et l’oeuvre de Kubric …
Un coup de coeur ressent est Premier Contact de Denis Villeneuve,
Et le dernier film français à m’avoir touché est Les Combattants, tourné dans la région.

Comment abordes tu le projet « Blondie Maxwell » ?
Pour l’instant je l’ai abordé avec beaucoup de distance, car j’ai eu beaucoup de projets à finir avant, et je n’ai pas pu me concentrer autant dessus que le Réal. Je fais cela pour être + serein ensuite et pouvoir être à 200% dessus une fois débarrassé de tout le reste, sans rien pour me perturber ou me déconcentrer.
En fait je suis relativement serein car je connais Julien, et je sais ce qu’il veut. Et il sait obtenir de moi ce qu’il veut, même sur des projets « à l’arrache » et sans concertations. Mais vu l’ampleur du projet, il y a besoin d’une forte concertation et préparation.
Julien sais ce qu’il veut. Au point où il m’a donné tellement d’éléments que je vais devoir potasser tout cela pendant plusieurs jours (lol).
Il va falloir que je donne le meilleur de moi-même pour ce projet, et même au dela, que j’amène une dimension nouvelle à mes images. Vaste programme !

Quelques liens essentiels : 
Sa chaîne Youtube
Son site web
Sa page Facebook

Participer au financement du projet

Le costume de Blondie Maxwell

Hier soir, dans l’atelier de Laury-Ann, notre costumière attitrée, Léonie Langlart, notre actrice principale, testait les différentes pistes de costumes pour Blondie Maxwell.

Salopette ou pas salopette ?

Dans l’équipe, le débat fait rage ! Salopette ou pas salopette ? La salopette es-elle pratique pour les scènes de combat ? Blondie est-elle une femme à salopette ? Que penser de la salopette en termes purement symboliques ?

Le débat n’est pas encore tranché. La cravate, elle, semble bien faire l’unanimité.


Blondie Maxwell : vers une version long-métrage

Notre prochain court-métrage, « Blondie Maxwell » ne perd jamais, est en cours de financement sur la plateforme Ulule. Parallèlement nous avons lancé la pré-production. Le film comprend beaucoup de décors, d’accessoires, de personnages et de figurants, et il faut du temps pour tout trouver réunir et organiser. Il y a beaucoup de boulot mais nous progressons tranquillement.

Les multiples versions de Blondie

A l’origine le script faisait une vingtaine de pages (ce qui correspond à une vingtaine de minutes à peu près), mais au fil de l’écriture, le script a dépassé les 40 pages (40 minutes), pour ensuite être réduit à 25 – un format plus standard pour les court-métrage. C’était plus raisonnable, mais d’un autre côté, la version longue couvrait d’avantage le sujet que nous essayions de traiter. Ces dernières semaines nous sommes donc revenus progressivement à l’idée d’une version plus longue, et après quelques discussions… à l’idée d’un long métrage de 80 minutes.

Oui, long métrage !

Le nouveau script est en cours d’écriture.

Pour l’instant nos plans de tournage ne changent pas, nous tournons toujours les scènes de la version d’origine cet automne, et la version court-métrage sortira bel et bien en Mars comme prévu… mais si le résultat de l’écriture est satisfaisant, nous envisagerons des jours de tournage supplémentaires. Evidemment nous vous tiendrons au courant des évolutions sur ce sujet.

Aujourd’hui, votre aide est doublement importante. Aidez-nous à boucler le budget et à faire décoller le projet sur Ulule.