Et c’est parti, le tournage de « Blondie Maxwell ne perd jamais » a bel et bien commencé. Petit retour sur le périple de ces dernières semaines.

Jour #1 : néons et pluie

Le 4 novembre 2017, l’équipe se réunit pour la première fois à la fête foraine de Bordeaux. Le script n’est pas terminé. Il y a encore quelques semaines le projet n’était qu’un court-métrage, puis il est devenu en quelques jours un long-métrage. Personne ne l’a encore lu…  à part moi… je viens de terminer une première ébauche.
Si le tournage commence si tôt, c’est pour profiter de la fête foraine qui s’arrête dès le lendemain et ne reviendra pas avant mars 2018. Le nouveau script prévoit une scène d’espionnage dantesque au milieu des néons et des vapeurs de chichis.
Donc, un premier jour de tournage en extérieur, en automne et sur un lieu blindé de monde…. Une sorte de mission-suicide !
Les étudiants du cours Florent Bordeaux, de la classe de Léonie, nous rejoignent pour faire de la figu, donner un coup de main. On n’a jamais été aussi nombreux sur un tournage Carnages il me semble. Ces jeunes ont la patate, ils sont hyper sympa et donnent des coups de mains. Leur fraîcheur et leur envie fait plaisir à voir.
La nuit tombe donc sur Bordeaux, et nous tournons les premiers plans aux alentours de l’arrêt de tram. Jusqu’ici tout va bien… sauf que ciel se couvre. Et que les gouttes commencent à tomber. Les 3 premiers plans prennent beaucoup trop de temps, comme d’habitude. Il faut trouver le rythme.
Problèmes de coiffures qui défrisent, problème de micro HF qui se déconnecte, problèmes de piles et de batteries. Problèmes classiques des tournages fauchés, en quelque sorte. A cela rajoutons les curieux qui, évidemment, se retournent au passage de la caméra, ruinant les plans, et nous obligeant à recommencer souvent. Trop souvent. Comment leur en vouloir.

On n’avance pas. Et il crachine. On craint la grosse averse.

Après quelques plans à côté d’un stand de chichi, le patron dudit stand vient nous voir et nous invite – pas très cordialement – à bouger. La caméra fait fuir les clients selon lui. J’aurais plutôt tendance à dire le contraire vu les attroupements que notre troupe génère. Mais peu importe… comme nous n’avions pas terminé la séquence, nous trichons pour faire croire de Blondie est bien à côté du stand. J’adore tricher. C’est con, mais je trouve que quand on triche… on met en oeuvre une forte créativité.

On trouve enfin notre rythme. Les plans s’enchaînent plus vite. Les images de FX sont superbes. Léonie et Rosine sont fantastiques. Blondie prend vie sous mes yeux. Je reprend confiance… et puis Bruce fait son show :

Tout va bien ! Et… patatras. Les giboulées. On se dit que ça va passer… Tout l’équipe se réfugie sous les toits des machines à grappins… Ça ne passe pas.
Pire… les forains commencent à fermer les manèges. Et notamment LE manège sur lequel nous devions tourner LA scène.

La pluie cesse. Mais c’est trop tard. La fête est finie. Notre décor, si animée quelques minutes plus tôt, est devenu désert. Le report est inévitable. Je parle avec Bruce, mister producteur, et Mariya, l’assistante réal, et nous nous mettons d’accord pour organiser en urgence un tournage supplémentaire le lendemain. Tout le monde est d’accord.

Bizarrement, je ne suis pas abattu. Nous n’avons tourné qu’1/5e de ce que nous devions faire, mais nous l’avons fait… nous avons commencé, et l’équipe est enthousiaste. C’est le début d’une grande aventure, et à ce moment là… je le sens. Maintenant il ne faut plus rien lâcher…

Retrouver les détails du projet sur Indiegogo, et aidez nous à terminer le film en devenant co-producteur.